DotJS 2017, nos retours

Déc 22, 2017
christophe brochard

Vendredi 1er décembre s’est tenue la 6ème edition de la plus grande conférence européenne sur le Javascript, DotJS. Dont nous, JS-Republic, avons eu le plaisir d’être Silver Sponsor.

C’est pendant ce genre d’événements que nous avons l’opportunité d’échanger et de voir la force de la communauté JS, tout comme la confirmation de notre devise :

JavaScript est le Next Big Langage.

Avec un excellent service de catering, le programme était composé d’environ 10 big talks de 30 minutes chacun, et des Lightning Talks de 15 minutes. Entre chaque session de talks, l’espace était réservé à l’échange avec des démos organisées par les différents Sponsors et, bien sûr, la chasse aux « goodies » (il fallait tous les attraper).

Sans plus attendre, c’est parti ! Nous allons vous donner 4 retours d’experiences des 10 grands talk qui nous ont le plus intéressé.

Le matin

Après quelques viennoiseries et un bon café, l’heure a sonné pour le premier round de talks, dont Wes Bros, Trent Willis, Suz Hinton et Feross Aboukhadijeh furent les speakers.

Nous allons vous parler plus spécifiquement des talks de Trent Willis et Suz Hinton.

Working Well : The Future of Web Testing

Trent Willis explaining how to test if our software works well

Tester c’est utile et très bien, mais il ne suffit pas que ces tests nous assurent que notre software marche : ils doivent nous donner l’assurance que notre software marche bien. C’est comme ça que Trent Willis a commencé son talk et il a continué en énumérant les trois piliers du « bien marcher » :

  • Être accessible
  • Être performant
  • Le code envoyé est bien utilisé (défini comme nécessaire)

Les outils pour atteindre ces trois critères ne manquent pas. On peut parler du design et des aria-attributes pour le premier point, du Server Side Rendering (SSR) et des Progressive Web Applications (PWA) pour le deuxième point et le code splitting pour le dernier point. Le problème soulevé par Willis est : avons-nous des tests pour mesurer ces critères?

Avec l’aide de l’équipe Chrome, maintenant c’est possible. Grâce au headless Chrome et le Chrome DevTool Protocol nous avons un accès programmatique au DevTools ce qui ouvre de nouveaux chemins pour les outils comme Pupetter.

Avec Pupetter, tester que notre software marche bien devient possible. Avec axe-core il est possible de tester l’accessibilité. ember-macro-benchmark permet de tester la performance et avec le DevTools on peut avoir un rapport de couverture pour voir si le code d’une page est effectivement utilisé.

QUnit a aussi été présenté comme outil pour les tests End to End (e2e).

Trent Willis a terminé en disant qu’avec tous ces outils, le futur promettait d’être brillant pour le développement web.

Slides

Using Machine Learning to Fix the Web

Le problème d’accessibilité est souvent négligé par les web développeurs. Suz Hinton, après une superbe histoire sur le symbole représentant les handicapés et sa récente évolution, nous a montré le potentiel positif du Machine Learning pour aider à améliorer l’accessibilité. Elle l’a fait en donnant un exemple sur Instagram, car les titres des images ne sont souvent pas assez descriptifs. Avec un simple fetch() et un peu de machine learning, on peut ajouter des attributs alt sur chaque image. Le modèle de machine learning est assez entrainé pour analyser les images et retourner une bonne description.

Suz Hinton talking about the lack of accessibility on the internet

Suz montre encore un exemple, cette fois-ci pour l’injection de sous-titres en direct sur ses livestream diffusés sur Twitch. Au début, Hinton a dû utiliser des Websockets pour transmettre son audio jusqu’à un serveur, avec un modèle déjà entraîné pour reconnaître sa voix, chargé de retransmettre la transcription afin d’être ensuite injecté dans la video avec un petit hack. Bientôt la dernière étape ne sera plus nécessaire, car Twitch permettra d’injecter des transcriptions out of the box.

Suz Hinton, conclut en rappelant que le machine learning peut être un outil pour aider à rendre l’internet plus accessible, bien que ça dépende toujours de nous et de notre bon sens.

Retour sur l’après-midi

Comme chaque année à DotJS, l’après-midi est agrémenté de Lightning talks de 15 minutes. Nous avons eu le droit à des sujets divers et variés comme :

  • Les bénéfices liés à l’utilisation du Server-Side Rendering
  • L’intérêt d’implémenter TypeScript sur un projet
  • Les différents soucis que l’on peut rencontrer avec l’opérateur + en JavaScript
  • Et encore plein d’autres…

Pour cet article, nous avons choisi de vous faire un retour sur les présentations de Adrian Holovaty et, bien évidemment, Brendan Eich qui n’est autre que le créateur de JavaScript (rien que ça) !

Adrian Holovaty : Un autre regard sur l’utilisation des frameworks

React JS, Vue.js, Angular… Et vous, quel framework allez-vous utiliser sur votre projet ?
C’est potentiellement la première question que l’on se pose lorsque l’on démarre un nouveau projet. On pèse le pour et le contre sur les différents frameworks mis à notre disposition en fonction du projet. Mais si nous faisions un projet sans framework ?
Adrian Holovaty, qui n’est autre que l’un des créateurs de Django (Framework Python), nous a fait un retour d’expérience donnant sérieusement à réfléchir…

Adrian Holovaty says that Frameworks are not automatic

Dans un premier temps, il nous a expliqué qu’aujourd’hui nous utilisons tous des frameworks dans nos projets (aussi bien en JavaScript que dans d’autres langages). Et bien que servant à nous simplifier la vie, ce n’est pas toujours le meilleur choix car nous avons tendance à oublier que de ne pas utiliser de frameworks est aussi une solution.

Il nous a montré un projet qu’il a réalisé sans framework: SoundSlice.
Le résultat fût sans appel : l’application est fonctionnelle, responsive et s’adapte aux différents navigateurs.
Son message est clair : Le JavaScript natif est toujours envisageable pour de gros projets.

Il a également profité de son Talk pour nous faire un retour d’expérience sur la conception d’un framework. Alors qu’au départ ce framework avait été créé dans le seul but de gagner du temps sur les projets professionnels des créateurs, les utilisateurs demandèrent de plus en plus de nouvelles fonctionnalités afin de leur faciliter la vie également. Comme tout framework open-source, celui-ci est amené à évoluer en fonction des demandes de la communauté, même si ces fonctionnalités ne sont pas forcément utiles aux créateurs.

Brendan Eich: Le JavaScript, passé, présent et futur

C’est en mai 1995 que notre beau langage, le JavaScript a vu le jour.
En seulement 10 Jours, Brendan Eich a créé ce langage pour Netscape afin que les pages web deviennent dynamiques.

Brendan Eich, le créateur du JavaScript

Et puis 23 ans plus tard, le JavaScript fait partie des langages les plus populaires, ne cessant d’évoluer et de répondre aux besoins les plus poussés.

Son talk raconte l’évolution du JavaScript depuis sa création jusqu’aux prochaines évolutions du langage (notamment avec les bigInt et les méthodes privées dans les classes).

Brendan Eich termine son talk par une petite pensée philosophique :

Things that are impossible just take longer.

Pour conclure

Comme chaque année, le contenu des conférences a été très enrichissant. Il a été aussi pour nous l’occasion de présenter notre entreprise et de rencontrer d’autres passionnés du JavaScript, comme nous.

Si vous aussi vous partagez la même passion que nous, rejoignez-nous !

JS-Republic team being awesome

JS-REPUBLIC est une société de services spécialisée dans le développement JavaScript. Nous sommes centre de formation agréé. Retrouvez toutes nos formations techniques sur notre site partenaire dédié au Training

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